De l’ambivalence d’avoir 4 ans.

Noooooooon, je ne suis pas morte. Juste embourbée jusqu’au yeux dans le quotidien boulot/gosses/gestion du quotidien/ils font chier ces collègues à être tout le temps malades.

Donc un sujet me trotte dans la tête depuis plusieurs semaines maintenant…
C’est que La Princesse aux crottes de nez n’est pas super facile à vivre en ce moment. (Bon, sa soeur non plus mais là n’est pas le sujet.) Elle qui était une enfant hyper facile à vivre, toujours d’accord avec tout devient… Tyrannique. Le mot est lancé. Elle nous exaspère, nous rend dingue, passe son temps à nous tester. Pire, elle nous ment.

On aimerait comprendre pourquoi. On n’y arrive pas. Alors on essaie de gérer comme on peut.
La responsabiliser plus pour lui donner de l’importance ? « C’est trop difficile. » « J’ai pas envie. »
L’assister plus pour qu’elle pense que l’on s’occupe beaucoup d’elle ? « Non mais je suis pas un bébé moi. »
Sévir, la punir, la priver de choses qui lui tiennent à coeur ? Elle hurle, se braque, on la sent stressée, malheureuse…

Alors on essaie de faire diversion. On punit quand il le faut. Peut-être parfois trop facilement. Mais on lui explique. Le plus possible. Le plus simplement et clairement possible. On récompense aussi quand elle est cool, nous écoute.

On l’a également inscrite à la danse. Tous les mercredis. Elle est pour le moment absolument ravie d’y aller, fière d’enfiler son justaucorps… Lui dire que si elle n’est pas sage il se peut qu’elle soit privée de danse : ça marche plus ou moins le jour précédent le cours.

En parallèle, un soir où je bossais « tard » son père, excédé par ses mensonges et son comportement, l’a envoyée au lit sans qu’elle ait pu manger, trop occuper à jouer avec sa nourriture en lui assurant que c’était délicieux, qu’elle mangeait alors qu’elle n’avait pas encore mis la moindre fourchette à la bouche…

Elle n’est jamais satisfaite, jamais contente. J’ai encore en travers de la gorge un exemple qui date pourtant de plusieurs mois maintenant. Je l’emmène au cinéma, rien que nous deux, avec resto avant la séance (Macdo quoi, le grand jeu). Arrivées devant le cinéma, une scène pas possible. Elle ne voulait plus y aller, elle avait peur (!!!). En la « forçant » un peu nous y sommes allées, elle a adoré le film, est ressortie ravie mais j’ai toujours un petit goût amer dans la bouche.
Et c’est pareil pour tout.
Même si au final elle s’amuse, elle trouve toujours un point négatif, c’est toujours trop ou pas assez. Ca dépend…
Donc pour le moment bah je n’ai franchement plus envie de faire des activités juste avec elle, en tout cas des trucs qui me demandent de l’organisation, juste pour lui faire plaisir puisqu’au final j’en ressors frustrée…
Mais ne l’est-elle pas aussi ?

Elle reste une petite fille souriante, vive, qui semble aimer la vie mais comment en être certain ?
Même si elle parle super bien elle n’a même pas 4 ans et demi et exprimer ses émotions par des mots est encore quelque-chose qui lui est difficile.

Mon « bébé » colérique a également soif d’apprendre, soif de lire, soif d’écrire, soif de compter, soif de découvrir. Elle adore l’école, ne se fait jamais prier pour y aller, en oublie même de nous dire au revoir quand on l’y dépose, pressée qu’elle est de retrouver ses copines et son amoureux.

Parce que oui, c’est ça aussi La Princesse aux crottes de nez. Un amoureux, A., depuis la petite section. Ils sont dans la même classe cette année encore. Complices comme pas possible, à se faire des bisous, à se regarder avec leurs petits yeux rieurs (il a une bonne tête de coquin A., je l’aime bien, je dois l’avouer.), à se prendre dans les bras à s’en faire tomber…

C’est aussi une complicité qui se développe de plus en plus avec Bébézilla, qui n’a d’yeux que pour sa grande soeur, qui veut tout faire comme elle, qui rit au moindre mot, à la moindre grimace. Et qui fait des colères tout pareil, tire les cheveux, tente de taper. Mais, encore une fois, là n’est pas le sujet.

N’empêche que La Princesse aux crottes de nez n’ayant pas fait de terrible two, Bébézilla attaquant le sien (A 20 mois. On n’est pas tiré d’affaires avec elle, j’vous l’dis.), si je me retrouve avec un terrible four ET un terrible two en même temps, qui va nous fournir les antidépresseurs, hein ?

Bref, comme dirait un humoriste célèbre de ma région :
« Je vais bien, tout va bien, je suis gai, tout me plait, je ne vois pas pourquoi, pourquoi ça n’irait pas. » 😉

Croisé en allant à l'école, c'est bien parfois un peu de légèreté.

Croisé en allant à l’école, c’est bien parfois un peu de légèreté.

Et en vrai on va bien hein. Pour de vrai. De vrai.

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3 commentaires pour De l’ambivalence d’avoir 4 ans.

  1. Je ne te crois pas ta fille est adorable

  2. Calimero dit :

    Bonjour, je « déssoumarine » parce que ça me rappelle le pique nique d hier organisé en surprise à la sortie d école de mon Trognon vendredi et qui a bien failli tourner court quand il s est jeté dans l herbe en me faisant un méga caprice parce que… Je ne ne sais même pas pourquoi… Les terrible 3, ça existe aussi ?!

  3. Je crois qu’au final ils sont « terrible » (with the English accent) jusqu’à ce qu’ils quittent la maison. Et encore, est-on si tranquille que ça ensuite ? 😉

Blablate ici.

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